L’eau : un secteur d’avenir qui peine à attirer les étudiants

L’eau : un secteur d’avenir qui peine à attirer les étudiants

Dans le réseau collégial, le programme Technologie de l’eau du cégep de Saint-Laurent est unique au Québec. Les perspectives d’emplois en eau sont nombreuses et les postes très bien payés. Pourtant, ce programme pourrait accueillir bien plus d’étudiants et d’étudiantes qu’il ne le fait actuellement.

Depuis plus de 40 ans, le cégep de Saint-Laurent œuvre dans le secteur de l’eau. Avec le Centre des technologies de l’eau où d’importantes recherches appliquées se font autant pour les secteurs public que privé, les équipes enseignantes sont bien placées pour comprendre l’importance de cette ressource au Québec.

« On parle souvent d’environnement ces dernières années, et c’est une excellente nouvelle. Mais on oublie qu’une de nos ressources les plus précieuses au Québec, c’est l’eau! Protéger nos écosystèmes, ça passe nécessairement par notre rapport à l’eau. »

Stéphanie Hamelin, coordonnatrice de programme au département Eau et environnement du cégep de Saint-Laurent.

Le programme Technologie de l’eau mène à un diplôme d’études collégiales (DEC). Il s’agit donc d’une formation exempte de droits de scolarité qui se donne en 6 sessions, ou 4 sessions pour les personnes qui sont déjà détentrices d’un DEC. L’alternance travail-études permet à ceux et celles qui le souhaitent de compléter des stages rémunérés pendant l’été. À la fin des études, le taux de placement frôle le 100%. « Aujourd’hui plus que jamais, ces métiers sont indispensables pour répondre à une demande qui ne cesse de croître » affirme Simon Beauchamp, président du Groupe Hélios.

Les technologues issus de ce programme travaillent à la production de l’eau potable, au traitement des rejets liquides de même qu’à la gestion des eaux pluviales. Mais ils peuvent également choisir de poursuivre leurs études au niveau universitaire. « Après avoir complété mon DEC, j’ai décidé de m’inscrire en génie des eaux à l’Université Laval. À mes yeux, c’était la continuité logique de mon parcours dans le contexte environnemental et social actuel. L’enjeu de l’eau est et continuera d’être au cœur des crises les plus importantes » explique Thomas Brady, diplômé en Technologie de l’eau au cégep de Saint-Laurent et futur ingénieur.

Dans ce contexte, difficile de comprendre le peu d’inscriptions. « C’est un programme peu connu dans le réseau », explique Stéphanie Hamelin. « On est le seul cégep à l’offrir, ce qui peut être un avantage en soi, mais ça fait aussi qu’on est le seul à en parler. »

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