Département Philosophie

Le département de philosophie du cégep de Saint-Laurent vous souhaite la bienvenue sur son site. Vous y trouverez notamment des informations sur les cours de philosophie. Parmi eux, trois sont obligatoires pour les étudiants inscrits dans un programme technique ou pré-universitaire : Philosophie et rationalité, L’Être humain et Éthique et politique. Le département de philosophie offre aussi deux cours complémentaires : Philosophie de l’art et Philosophie de l’environnement.

Enseignants

Présentation des cours

Premier cours : Philosophie et rationalité
Ce cours de formation générale vise à initier l’étudiante et l’étudiant à la pratique de la philosophie à partir d’un contexte spécifique, soit celui de l’émergence et du développement de la rationalité occidentale. La lecture des philosophes de la tradition gréco-latine constitue en ce sens une excellente initiation à la spécificité des questions philosophiques et à la méthode utilisée pour les résoudre. Par ce premier cours, nous visons à rendre l’étudiante ou l’étudiant plus autonome dans sa réflexion et à lui transmettre un ensemble de connaissances à propos des problématiques et des enjeux philosophiques.

Deuxième cours : L’être humain
Ce cours de formation générale vise à caractériser, comparer et discuter des conceptions philosophiques de l’être humain. Il offre une réflexion sur nos connaissances de l’être humain, sa nature, sa place dans le monde et sa finalité. Le cours doit présenter différentes conceptions philosophiques de l’être humain à partir du contexte historique de la modernité et de la contemporanéité et apprendre à l’étudiante ou l’étudiant à les comparer entre elles à l’aide d’un thème de référence. Enfin, l’étudiante ou l’étudiant sera amené à porter un jugement critique sur ces conceptions.

Troisième cours : Éthique et politique
L’objectif de ce cours de formation générale propre au champ d’étude de l’étudiante ou l’étudiant est d’initier à la réflexion philosophique dans les domaines de l’éthique et de la politique. Il a pour visée de permettre à l’étudiante ou l’étudiant de se situer de façon critique par rapport aux problèmes éthiques et politiques de la société contemporaine.

Philosophie de l’art
Ce cours optionnel a pour but d’initier une réflexion sur l’art qui met l’accent sur les principaux enjeux que soulève la production artistique contemporaine. Seront abordés des problèmes tels que la commercialisation de l’art et l’apparition de l’art de masse, son émancipation par rapport à toute règle, son impact politique et social, le scepticisme et l’incompréhension qu’il génère parfois dans le public.

Philosophie de l’environnement
Ce cours optionnel a pour but d’expliquer des enjeux éthiques actuels de la science et de la technologie. Pour ce faire, l’étudiante ou l’étudiant sera amené à réfléchir à l’impact du progrès technique sur nos responsabilités envers les êtres humains et non humains, de même qu’envers les générations futures. Ce cours est donc une invitation à étudier les principes éthiques à partir desquels nous pourrions faire des choix éclairés pour l’avenir.

A propos

Déclaration de Paris pour la philosophie

Nous, participants aux journées internationales d’études «Philosophie et démocratie dans le monde», organisées par l’UNESCO, qui ont lieu à Paris, les 15 et 16 février 1995,

  • Constatons que les problèmes dont traite la philosophie sont ceux de la vie et de l’existence des hommes considérés universellement,
  • Estimons que la réflexion philosophique peut et doit contribuer à la compréhension et à la conduite des affaires humaines,
  • Considérons que l’activité philosophique, qui ne soustrait aucune idée à la libre expression, qui s’efforce de préciser les définitions exactes des notions utilisées, de vérifier la validité des raisonnements, d’examiner avec attention les arguments des autres, permet à chacun d’apprendre à penser par lui-même,
  • Soulignons que l’enseignement philosophique favorise l’ouverture d’esprit, la responsabilité civique, la compréhension et la tolérance entre les individus et entre les groupes,
  • Réaffirmons que l’éducation philosophique, en formant des esprits libres et réfléchis, capables de résister aux diverses formes de propagande, de fanatisme, d’exclusion et d’intolérance, contribue à la paix et prépare chacun à prendre ses responsabilités face aux grandes interrogations contemporaines, notamment dans le domaine de l’éthique,
  • Jugeons que le développement de la réflexion philosophique, dans l’enseignement et dans la vie culturelle, contribue de manière importante à la formation des citoyens, en exerçant leur capacité de jugement, élément fondamental de toute démocratie.

C’est pourquoi, en nous engageant à faire tout ce qui est en notre pouvoir, dans nos institutions et nos pays respectifs, pour réaliser ces objectifs, nous déclarons que :

  • Une activité philosophique libre doit être partout garantie, sous toutes ses formes et dans tous les lieux où elle peut s’exercer, à tous les individus;
  • L’enseignement philosophique doit être préservé ou étendu là où il existe, créé là où il n’existe pas encore, et nommé explicitement «philosophie»;
  • L’enseignement philosophique doit être assuré par des professeurs compétents, spécialement formés à cet effet, et ne peut être subordonné à aucun impératif économique, technique, religieux, politique ou idéologique;
  • Tout en demeurant autonome, l’enseignement philosophique doit être, partout où cela est possible, effectivement associé, et pas simplement juxtaposé, aux formations universitaires ou professionnelles, dans tous les domaines;
  • La diffusion de livres accessibles à un large public, tant par leur langage que par leur prix de vente, la création d’émissions de radio ou de télévision, de cassettes audio ou vidéo, l’utilisation pédagogique de tous les moyens audiovisuels et informatiques, la création de multiples lieux de débat libre, et toutes les initiatives susceptibles de faire accéder le plus grand nombre à une première compréhension des questions et des méthodes philosophiques doivent être encouragés pour constituer une éducation philosophique des adultes;
  • La connaissance des réflexions philosophiques des différentes cultures, la comparaison de leur apports respectifs, l’analyse de ce qui les rapproche et de ce qui les oppose doivent être poursuivies et soutenues par les institutions de recherche et d’enseignement;
  • L’activité philosophique, comme pratique libre de la réflexion, ne peut considérer aucune vérité comme définitivement acquise et incite à respecter les convictions de chacun, mais elle ne doit en aucun cas, sous peine de se nier elle-même, accepter les doctrines qui nient la liberté d’autrui, bafouent la dignité humaine et engendrent la barbarie.

Qu’est-ce qu’être philosophe ?

Être philosophe n’est pas une profession, c’est une attitude particulière que certains développent devant la pensée, le langage, le monde, la connaissance, la vie, l’idée de bien et de mal, etc. Bien sûr, tout le monde peut et a le droit de penser, mais il s’est développé une tradition qui remonte jusqu’à la Grèce antique dans laquelle certains hommes ont tenté de porter attention à la qualité de la réflexion. En effet, ils voulaient aller plus loin que le « parler pour parler quotidien » et aller plus loin que le langage des devins et des poètes religieux, autorités spirituelles de l’époque.

Ce mouvement, qui commence à prendre forme avec Socrate (471-399) et Platon (427-347), entre autres, se préoccupe d’abord de la définition des termes qu’on utilise. Car ces penseurs se sont rendus compte que si nous utilisons des termes flous, nous ne savons pas trop de quoi nous parlons. Ainsi, ils orientèrent leur recherche sur la mise au jour des règles de base de la pensée cohérente, organisée et solide, c’est-à-dire celle qui peut résister aux objections sérieuses. Cela a amené ces hommes, qui vont se faire appeler « philosophes», à développer progressivement des méthodes et théories de pensée et de discussion de façon à pouvoir distinguer le discours rationnellement acceptable du discours souvent séduisant et agréable de toutes sortes de beaux parleurs qui ne se préoccupent guère du fond de leur pensée. Ces beaux parleurs, spécialistes dans l’art de la parole, sont appelés les “sophistes”. Ce sont des rhéteurs, des maîtres de l’apparat, selon l’expression de Platon, mais des hommes reconnus et considérés comme savants par beaucoup de leurs contemporains.

Pour Socrate et Platon (et pour les vrais philosophes), la philosophie est une recherche désintéressée, c’est-à-dire qu’elle s’engage à poursuivre la vérité pour elle-même, sans arrière-pensée, sans intention de satisfaire un intérêt personnel de la part de celui qui cherche, et ce, quelle que soit la nature de cet intérêt (monétaire, idéologique, psychologique, sentimental…). Ainsi, quand on rencontre un beau parleur chez qui on décèle un intérêt assez évident (vendeur, militant politique, amoureux) on peut être sûr qu’on est devant quelqu’un qui n’est pas philosophe.

Les plans-cadres

Les plans-cadres constituent la représentation que le Département s’est donnée des devis imposés par le Ministère. Ils servent de guide aux professeurs dans l’élaboration de leurs cours.

Le plan-cadre du cours PHI-101 est en usage depuis 1997. Signalons que la forme de l’épreuve finale a été révisée à l’automne 1999. L’ancienne formule était centrée sur l’analyse argumentative d’un texte philosophique. La nouvelle veut que l’on mette davantage l’accent sur l’énoncé de la problématique, le rappel de l’argumentation ou de l’une de ses parties et sur la production d’objections et de répliques, le tout sans perdre de vue le lien avec le texte philosophique.

Le plan-cadre du cours PHI-102 se caractérise par le fait qu’il propose une dissertation comparative (incorporée au plan) et une liste de textes de base au sein de laquelle le professeur s’engage à puiser un minimum.

Le plan-cadre du cours de formation propre, le GN-C (sciences), -D (sciences humaines) et -E (arts et lettres) a été révisé en 2006. Il se caractérise par la forme de l’épreuve finale qui est une dissertation appliquée à des problèmes éthiques de la vie contemporaine.

 

Politiques départementales

Vous trouverez parmi les liens suivants les informations relatives aux différentes politiques départementales :

Une lecture de haut niveau

Il ne faudrait pas se surprendre que la lecture des textes philosophiques soit difficile. En fait, comme ces textes font un appel soutenu à des notions abstraites, cette écriture se retrouve à un des niveaux les plus poussés de l’écriture. Regardons sommairement la gradation des difficultés de la lecture :

A. Lecture des noms de rue, des noms de station de métro, etc. De nos jours, ce niveau correspond pratiquement à de l’analphabétisme.

B. Lecture de très courts textes accompagnant des photos, de phrases simples, du mode d’emploi d’un médicament comme l’aspirine.

C. Lecture de textes « procéduraux », c’est-à-dire qui exposent une série d’étapes à suivre afin d’arriver à un résultat, par exemple comment installer un programme sur son ordinateur, comment lancer une entreprise, comment changer l’alternateur de sa voiture…

D. Lecture de textes descriptifs: récit, reportage, roman, état de la situation, analyse factuelle. Il s’agit toujours ici de l’idée de description d’un objet concret, individuel, description qui peut être plus ou moins poussée et complexe, par exemple des romans comme Le vieil homme et la mer de Hemingway, Madame Bovary de Flaubert ou un rapport sur la pauvreté dans un quartier d’une ville ou, encore, l’analyse du vêtement d’une victime de crime. Parfois, cette description pourrait aller jusqu’aux états d’âme d’une personne ou d’un personnage, le cas limite étant la description du film intérieur de la conscience que l’on retrouve dans la littérature de Marcel Proust. Et justement, ils sont nombreux, les littéraires qui qualifient cette littérature de « littérature philosophique ». À ce point, nous touchons le seuil de l’intangible et celui de l’expérience universelle: nous sommes loin de la description d’objets concrets. Et cela nous amène à un autre niveau.

E. Lecture de textes argumentatifs. Ces textes présentent et articulent des propositions en vue de faire accepter leur prise de position sur une question donnée (souvent controversée). Ici, il y a deux caractéristiques qui reviennent sans cesse, soit l’usage constant des notions abstraites et l’idée de construction. Par exemple, un texte philosophique – puisque celui-ci appartient à cette catégorie – articule un réseau de relations entre des idées (nous devrions dire « propositions» ) qui, elles, mettent en relation des notions générales, pour ne pas dire abstraites, dans le but d’arriver à une conclusion. Et, malheureusement, cette démarche ne peut pas s’illustrer dans une image. Tout le monde peut être tenté de faire l’économie de la lecture du Vieil homme et la mer ou de Madame Bovary en regardant les versions cinématographiques qui en ont été réalisées; mais en philosophie, cette option n’est même pas possible, car personne n’a encore réalisé de film à partir du fond des oeuvres de Platon, de Descartes ou de Russell. Cette idée n’a même pas de sens pour un esprit sérieux. Les textes de ce niveau, ce sont les thèses philosophiques, les essais littéraires, les théories scientifiques, les plaidoyers juridiques, les discours politiques… Et pour les fréquenter, il faut les aborder avec l’attitude qui convient, sinon on risque de ne pas comprendre leur sens réel.

Outil de recherche bibliographique spécialisé de la bibliothèque du Cégep


Associations pour la philosophie et l’enseignement de la philosophie


Ressources utiles aux étudiants ayant des cours de philosophie au collégial

 

Concours et événements reliés à la philosophie

Activités

Le département de philosophie, par l’entremise de ses enseignantes et enseignants, organise de nombreuses activités en complément des cours dispensés :

Conférences : invitation de spécialistes de la philosophie (chercheurs, professeurs d’université, etc.) sur des sujets d’actualité ou sur des thèmes importants pour l’histoire des idées. Collaboration fréquente avec d’autres départements du Cégep.

Cafés philosophiques : discussions en sous-groupes et en plénière animées par des enseignantes et des enseignants du département de philosophie.

Semaine de la philosophie : semaine consacrée à l’organisation d’activités philosophiques de toutes sortes.

Activités intercollégiales : Concours Philosopher, Intercollégial de Philosophie, Forum sur la radicalisation et l’extrémisme violent.

En savoir plus

Afin de vous soutenir dans l’étude de la philosophie, les enseignantes et les enseignants du département ont élaboré un Guide de méthodologie et d’argumentation à l’usage des étudiants de philosophie. Nous vous invitons à le consulter régulièrement pour vous approprier la démarche méthodologique proposée et le lexique utilisé dans les cours afin de faciliter l’apprentissage de la philosophie.

Est-ce que je peux recevoir un soutien particulier, car j’ai un trouble d’apprentissage ou un diagnostic pouvant me causer des difficultés particulières en philosophie?

Oui. Le cégep de Saint-Laurent a à cœur l’accompagnement des étudiantes et étudiants en situation de handicap, qu’il s’agisse de troubles d’apprentissage comme la dyslexie ou la dysorthographie ou de troubles de santé mentale comme ceux liés à l’anxiété. Le Service d’aide à l’intégration des étudiants (Saide) permet la mise en place de mesures facilitant la réussite, sur la base d’un diagnostic établi par une professionnelle ou un professionnel de la santé.

Puis-je m’inscrire à des cours d’enrichissement en philosophie?

Lors de votre parcours au collégial, vous devrez suivre deux cours complémentaires hors de votre programme. Parmi eux, il existe deux cours de philosophie : philosophie de l’art et philosophie de l’environnement. Ces cours s’offrent à ceux qui veulent bonifier leur formation en philosophie. Vous trouvez leur description sous l’onglet «Présentation des cours complémentaires»

En plus de ces cours, le département de philosophie propose plusieurs activités qui permettront d’enrichir votre réflexion et d’approfondir vos notions de philosophie.

Centre d’aide

Le Centre d’Aide en Philosophie (CAP) est orchestré par des professeurs de philosophie et des moniteurs-étudiants. Son but est de permettre aux étudiants qui ont de la difficulté en philosophie de s’améliorer. À cette fin, le CAP fournit des mesures d’aides variées telles que des ateliers ciblés, de l’aide ponctuelle pour la lecture et la rédaction des travaux, de même qu’un suivi régulier avec un professeur ou un moniteur. Bien que s’adressant à tous les étudiants en philosophie au Collège, le CAP se destine plus particulièrement aux étudiants du cours de philosophie 101.

Philosophie
Local F-009 (Bibliothèque)

Nous joindre

Coordonnateurs de département

Catherine Guindon
cguindon@cegepsl.qc.ca
514 747-6521, poste 7114
local B-263

Marco Jean
majean@cegepsl.qc.ca
514 747-6521, poste 7554
local B-155

Coordonnateurs des mesures de réussite

Marceline Morais
mmorais@cegepsl.qc.ca
514 747-6521, poste 7114
local B-263